[Balado] Regard d’un engagé sur le printemps québécois


Marco Veilleux réfléchit, analyse, discute, échange, manifeste. Et de ces activités, il en « facebooke » une large part. Comme citoyen d’abord, nous dit-il. Mais aussi comme croyant. Rompu à l’analyse sociale et inscrit dans un catholicisme québécois engagé pour la justice,  il nous livre son regard sur le printemps québécois.

Marco Veilleux | © Marco Veilleux

«Moi, je veux y aller avec ma casserole parce que je ne suis pas d’abord là comme catholique ou comme croyant, mais je suis là comme citoyen. […] En même temps, je ne peux pas comme croyant faire abstraction de ce que cela pose comme interpellation. Par exemple, les casseroles, c’est devenu une espèce de rituel. À 8 h tous les soirs, tu quittes tes occupations habituelles et tu vas au coin de la rue avec des gens que tu connais plus ou moins. Et là tu joues de la casserole alors la dimension rituelle est assez évidente. Avec les casseroles, il y a quelque chose de rituel, mais il y a quelque chose de religieux, entre guillemets. En termes de religare, de relier. Tu te sens relié à tes concitoyens au nom d’une cause plus grande. Et ça, c’est que fait la religion depuis toujours : relier les gens, créer du lien social. Et  cette grève étudiante a créé du lien social de manière étonnante.»

Alors que le conflit polarise les opinions,  il nous offre l’occasion de comprendre pourquoi, au nom de quoi et comment il manie la casserole. Radiographie sans prétention d’un parcours au cœur de ce mouvement dont l’ampleur et la pugnacité, si elles réjouissent les uns et exaspèrent les autres, nous mettent tous au défi de comprendre ce que printemps révèle de la jeunesse et de la société québécoise.

Balado: Regard sur le printemps érable | Marco Veilleux

[ Disponible sur ITunes]

 

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