CEBL: communauté catholique dans la cité universitaire | Balado


« Ça ne sert à rien d’être chrétien si ça ne change pas ma façon de vivre en société,  de voter, de consommer, de me rapporter aux autres, peu importe leurs tendances, leurs croyances. J’espère que le Centre étudiant peut être ce lieu qui forge des chrétiens » nous dit Sabrina Di Matteo, directrice du Centre étudiant Benoit-Lacroix de l’Université de Montréal.

| Par Jean-Philippe Perreault

Nous nous retrouvons dans le brouhaha d’une librairie-bistro bien connue du chemin de la Côte-des-Neiges, à l’entrée du campus de l’Université de Montréal. Aux tables voisines, des jeunes et des plus vieux, probablement étudiants, professeurs ou résidents du quartier, discutant politique et société, partageant quelques aveux et confessions, peut-on imaginer. Pour y rencontrer la nouvelle directrice du Centre étudiant Benoit-Lacroix (CÉBL), l’endroit va de soi quand on y pense: il y a là quelque chose du presbytère, voire du confessionnal, pour une communauté catholique vivant au cœur de la cité universitaire.

Elle prend soin de nous prévenir : en poste que depuis quelques semaines, elle est encore en période d’observation, de familiarisation, d’appropriation. La suite de la discussion prouvera que cela ne l’empêche en rien d’avoir une vision claire des enjeux et défis. Faut dire qu’elle connait pour le fréquenter elle-même ce carrefour des mondes ecclésial, universitaire et jeunesse où prend place le CÉBL. Faut dire également qu’elle peut compter sur une équipe: outre les jeunes et les bénévoles, le Centre compte sur l’engagement d’une animatrice et d’une chargée de projet.

Comme ses semblables des autres universités québécoises, l’animation spirituelle et religieuse offerte à l’Université de Montréal est un véritable laboratoire. Son histoire, son organisation, ses solidarités, ses défis et ses activités témoignent à la fois de la configuration de l’imaginaire religieux des jeunes qui les fréquentent et de la place du religieux dans une société sécularisée, pluraliste, aux institutions laïques. Typique également dans le rapport au temps qui marque les activités alors que les étudiants – tout comme la jeunesse – sont inévitablement de passage. Pour la très grande majorité, la vie universitaire est un pèlerinage de quelques années, un transitoire aux conséquences paradoxalement durables et permanentes alors qu’ils poursuivent non seulement leur formation académique, mais la formation de leur vie, comme le constate Sabrina Di Matteo.

[slideshow]

Pour en savoir plus :

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *