Entre effervescence et fragilité. Nouvelle mise à jour de la marche pélerine québécoise 4


La marche pèlerine québécoise continue à osciller entre effervescence et fragilité. Michel O’Neill nous offre ici la seconde mise à jour annuelle de son ouvrage Entre Saint-Jacques-de-Compostelle et Sainte-Anne-de Beaupré publié en 2017.

Le pèlerinage à pied vers Saint-Jacques-de-Compostelle, au nord-ouest de l’Espagne, est vieux de 1200 ans. Après des siècles de latence, il est redevenu à la mode dans les années 1980. En 2018, plus de 327 000 personnes ont obtenu leur Compostela, leur petit diplôme de pèlerin attestant qu’ils ont franchi au moins 100 km à pied ou 200 en vélo pour se rendre à Santiago et environ 3600 personnes du Québec ont marché sur les Chemins de St-Jacques en Europe. Les raisons pour lesquelles les gens pérégrinent maintenant vers Compostelle ou sur les autres chemins de même type sont loin d’être exclusivement religieuses quand elles le sont encore, en particulier chez les plus jeunes. D’où l’idée d’utiliser l’expression «marche pèlerine» pour distinguer ce type de marche de la randonnée de longue durée en pleine nature et du pèlerinage chrétien traditionnel.

Michel O’Neill au départ du Circuit de l’Abbaye en Estrie, été 2018

Les précurseurs québécois sur les Chemins de Compostelle s’y sont rendus en 1995 et plusieurs parcours de marche pèlerine « à la Compostelle» sont nés par la suite dans la belle province. Dans son ouvrage Entre Saint-Jacques-de-Compostelle et Sainte-Anne-de Beaupré publié début 2017 aux Presses de l’Université Laval, Michel O’Neill proposait de son oeil de sociologue et de marcheur une analyse en profondeur de la marche pèlerine québécoise, depuis les années 1990 jusqu’en 2016. Dans le document ci-joint, il présente sa seconde mise à jour annuelle de la situation, pour l’année 2018. Après une page synthèse en résumant l’essentiel, le document est divisé en trois sections : 1) l’état de la marche pèlerine québécoise vers Compostelle et ailleurs dans le monde; 2) l’état de situation des 30 chemins de marche pèlerine du Québec; et 3) trois enjeux significatifs en 2018: l’effervescence et la fragilité du phénomène; des parcours individuels remarqués ; la tendance à la glampingisation de la marche pèlerine québécoise. Le document se termine par trois annexes, dont les coordonnées internet des 30 chemins québécois et une courte fiche technique sur neuf d’entre-eux, venant compléter les 18 premières présentées dans le livre.

Le document est téléchargeable gratuitement en cliquant ici :

Son utilisation est autorisée et même encouragée, à charge d’en mentionner l’auteur et la source (incluant le lien internet) : O’Neill, Michel (2019), L’état de la marche pèlerine québécoise en 2018, Québec, Chaire Jeunes et religions de l’Université Laval, 62 pages, https://jeunesreligions.org/entre-effervescence-et-fragilite-nouvelle-mise-a-jour-de-la-marche-pelerine-quebecoise/

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Crédit photo de couverture : Sur un chemin du Québec: © Hélène Grenier


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