L’année charnière ? L’état de la marche pèlerine québécoise en 2019 1


Dans cette troisième mise à jour annuelle de son livre Entre St-Jacques-de-Compostelle et Ste-Anne-de-Beaupré Michel O’Neill tente de voir si 2019 est l’année dont on dira par la suite : « c’est celle où la marche pèlerine québécoise a vraiment pris son envol ! ».

Le pèlerinage à pied vers Saint-Jacques-de-Compostelle, au nord-ouest de l’Espagne, est vieux de 1200 ans. Après des siècles de latence, il est redevenu à la mode dans les années 1980. En 2019, plus de 347 000 personnes ont obtenu leur Compostela, leur petit diplôme de pèlerin attestant qu’ils ont franchi pour se rendre à Santiago au moins 100 km à pied ou à voile, ou encore 200 en vélo. De plus, environ 3800 personnes du Québec ont marché sur les Chemins de St-Jacques en Europe cette même année. Les raisons pour lesquelles les gens pérégrinent maintenant vers Compostelle ou sur les autres chemins de même type sont loin d’être exclusivement religieuses, quand elles le sont encore, en particulier chez les plus jeunes. D’où l’idée d’utiliser l’expression «marche pèlerine» pour distinguer ce type de marche de la randonnée de longue durée en pleine nature et du pèlerinage chrétien traditionnel.

Michel O’Neill sur la Variante du Célé,
Été 2019

Les précurseurs québécois sur les Chemins de Compostelle s’y sont rendus en 1995 et plusieurs parcours de marche pèlerine « à la Compostelle» sont nés par la suite dans la belle province. Dans son ouvrage Entre Saint-Jacques-de-Compostelle et Sainte-Anne-de Beaupré  publié début 2017 aux Presses de l’Université Laval, Michel O’Neill proposait de son œil de sociologue et de marcheur une analyse en profondeur de la marche pèlerine québécoise, depuis les années 1990 jusqu’en 2016. Dans le document ci-joint, il en présente sa troisième mise à jour annuelle, pour l’année 2019. Après une page synthèse en résumant l’essentiel, le document est divisé en trois sections : 1) l’état de la marche pèlerine québécoise vers Compostelle et ailleurs dans le monde; 2) l’état des 31 chemins de marche pèlerine du Québec; et 3) deux enjeux significatifs au cours de la dernière année : apprivoiser l’hiver; et 2019, année charnière ? Le document se termine par trois annexes, dont les coordonnées internet permettant de rejoindre les 31 chemins québécois et une courte fiche technique de deux pages pour treize d’entre-eux, venant compléter les 18 premières présentées dans le livre, afin d’avoir rapidement une idée de ce que chacun propose.

Le document est téléchargeable gratuitement en cliquant ici :

Son utilisation est autorisée et même encouragée, à charge d’en mentionner l’auteur et la source (incluant le lien internet) : O’Neill, Michel (2020), L’état de la marche pèlerine québécoise en 2019, Québec, Chaire Jeunes et religions de l’Université Laval, 68 pages, https://jeunesreligions.org/category/calepins/notes-de-recherche/

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Crédit photo de couverture : Marche pèlerine aux Îles-de-la-Madeleine ⓒ Bottes et vélo. 


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