Religion et culture – Appel de communication ACFAS


« Il est très important que les travaux que nous menons en sciences sociales des religions soient largement représentés et que la SQER retrouve pleinement sa place dans le champ scientifique québécois » soutien David Koussens, professeur à l’Université de Sherbrooke et président de la Société québécoise pour l’étude de la religion (SQER).  Relancée l’an dernier, la SQER organise le colloque Religion et culture : entre oxymore et pléonasme dans la cadre de l’ACFAS. Faites parvenir votre proposition de communication d’ici au 20 février. 

Proposition

Dans cet atelier, nous réfléchissons à l’articulation entre religion et culture dans les comportements religieux contemporains : comment les acteurs négocient-ils leurs appartenances culturelles et religieuses ? Comment les religions repensent-elles leurs inscriptions dans des systèmes culturels locaux ? Comment ces compositions et chevauchements sont-ils aménagés dans l’espace public ?

Si les premiers penseurs des sciences sociales des religions (Tylor, Durkheim) se sont d’abord penchés sur les sociétés dites «primitives», c’est aussi parce que, implicitement, ils assimilaient
culture et religion. Les travaux de Weber sur les liens entre religion et système économique participent de cette perspective, bien qu’élargissant la notion de culture. Les études sur les monothéismes et leurs prétentions universalistes amènent toutefois à interroger l’articulation entre le religieux et le culturel. L’intérêt porté dans les sociétés occidentales aux traditions liées à des aires culturelles du Sud (bouddhisme, hindouisme…) a également mis en évidence l’influence du paradigme chrétien sur la définition même de la religion. Alors que dans la foulée de la modernité et de la globalisation, le thème de la dissociation religion/culture constitue désormais une rhétorique partagée par les acteurs religieux, force est de constater que les religions elles-mêmes tendent à repenser la pertinence et l’opportunité de s’inscrire dans des systèmes culturels locaux (théorie de l’inculturation catholique, réappropriation des idiomes locaux par les pentecôtismes, construction d’un islam moderniste, etc.) et le cas échéant, les modalités de cette insertion. La sécularisation et la diversification religieuse des sociétés contemporaines complexifient le paysage en favorisant l’apparition de combinaisons symboliques rendues inédites par des jeux d’innovation du croire et de la pratique., Certains auteurs identifient par exemple des traits de religiosité, notamment de nature rituelle, dans des pratiques de l’ordinaire apparemment sécularisées. Un tel chevauchement se diffracte également dans les choix et modèles d’inclusion du religieux dans le lien social.

Ce colloque organisé par la Société Québécoise pour l’Étude de la Religion (SQÉR) se tiendra dans le cadre du 85e Congrès de l’ACFAS les 10 et 11 mai 2017 à l’Université McGill à Montréal.
Toutes les communications basées sur des études scientifiques et des réflexions critiques seront admissibles au colloque.
Toute proposition doit être envoyée par courriel à geraldine.mossiere@umontreal.ca et sivane.hirsch@uqtr.ca et nous parvenir d’ici au 10 février 2017.
Veuillez noter que le colloque comprendra un panel autour du dernier livre de Philippe Portier, L’État et les religions en France. Une sociologie historique de la laïcité (2016), qui sera notre
invité. Il présentera alors son ouvrage et trois réactants le commenteront.
Un lancement de livres de membres de la Société québécoise pour l’étude du religieux (SQER) et l’Assemblée générale annuelle concluront le colloque.

Version PDF de l’appel

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